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Un Québec propulsé par la Vie

Manifeste — Projet collectif pour un Québec propulsé par la Vie

Nous vivons dans une société mortifère et qui devient de plus en plus dangereuse, soumise aux guerres de contrôle de nos manières de penser et d’agir, par l’emploi de la force physique et financière des oligarchies et des tyrannies. 

Isolement social, détresse psychologique, dépendance aux écrans ; communautés fragmentées, familles éclatées, solidarité en berne ; démocraties mises à mal par la loi du plus fort en gangs organisés, centralisations excessives, peuples dépossédés de leur territoire ; extraction massive de ressources naturelles, pollution et destruction de la biodiversité… Tous ces phénomènes relèvent d’une culture de la destruction.

Et notre époque met des valeurs fondamentales de la vie en danger de mort, tout comme des espèces vivantes se trouvent en danger d’extinction.

Nous vivons dans un monde en crise qui nous oblige à rejeter l’individualisme-narcissisme pour valoriser la spiritualité, celle de notre humanité universelle.

Spiritualité… Pourquoi ce mot, fréquemment, provoque-t-il un malaise ?

Il y a quelques décennies, bon nombre de gens au Québec et ailleurs ont tourné le dos à la religion et, du même coup, ont souvent rejeté tout ce qui est lié au sacré et à la vie spirituelle. Il était certes pertinent de rompre avec une Église trop puissante et incapable d’évoluer. Mais ce fut une erreur, au nom de la modernité et du progrès, de jeter le bébé spirituel avec l’eau du bain religieux. 

Aujourd’hui, si nous remplaçons les mots « sacré » et « spiritualité » par « vie intérieure » ou notre « quête de valeurs vitales », et le mot « Dieu » par « intelligence fondamentale de la création », nous répondons à une préoccupation fréquente pour une part importante de la population.

Car la spiritualité est une dimension fondamentale de tout être humain, selon trois axes : 1) vertical, parce que nous voulons comprendre la place que nous occupons dans l’univers et donner un sens à notre voyage sur Terre ; 2) intérieur, capacité immanente de recueillement, de méditation, de présence, de sensibilité au transcendant ; 3) horizontal, soit le rayonnement de nos attitudes, de nos manières d'être et de nos comportements sur autrui, sur nos communautés d’appartenance, pour créer du lien social et cultiver la Vie.

Oui, la Vie avec un grand V, cet ordre de grandeur fondamental, cette quête d’intégrité dans notre être et d’authenticité dans nos rapports avec autrui, avec la nature. La conscience de la Vie est une force vitale qui nous projette en nous-mêmes et hors de nous-mêmes, et nous fait avancer dans l’existence, par opposition à la vie (avec une minuscule), laquelle se résume à notre état d’animal humain, à nos besoins de base à satisfaire, aux dépenses à assumer.

Un engagement personnel pour le bien commun de la Vie peut se dérouler sur un ou plusieurs plans :

1. Le bien commun de votre être tout entier dans vos corps physique, émotif, mental et spirituel.

2. Le bien commun dans vos communautés d’appartenance, avec des personnes qui sont importantes pour vous.

3. Le bien commun à l’échelle de votre territoire géographique.

4. Le bien commun écologique de notre partie de planète.

Il est urgent que les citoyens spirituels créent des liens fructueux entre elles dans une coopération abondante afin de soutenir le bien commun de la Vie, chacun demeurant libre de ses pratiques religieuses et de ses rites personnels.

Pourquoi ? Pour servir, protéger et développer le bien commun de la Vie. Pour envisager différemment, et avec espoir, les défis d’aujourd’hui et de demain. Pour que cesse la dévastation du vivant, la dégradation des valeurs humanistes, des services publics et communautaires, de la culture et du patrimoine, de la démocratie, de l’égalité des chances et de la pleine citoyenneté, de la liberté de penser ensemble, de s’exprimer et d’agir concrètement.

Il s’agit d’enjeux de survie, vitaux, personnels, relationnels, communautaires et collectifs. Il sera de plus en plus difficile, dans un monde toxique où prédominent les intérêts prédateurs, de tirer son épingle du jeu sans s’entraider entre réseaux, sans se recueillir et se relier à plus grand que soi. Unissons nos forces pour transformer nos collectivités. Nous pourrions faire une grande différence dans le cours des choses ! 

Ce discours vous concerne, vous touche ? Personnes interpellées par la Vie, engagées dans vos milieux, réjouissez-vous : vous n’êtes pas seules ! 

Dans les pays développés, une proportion importante de la population — plus du tiers — valorise une spiritualité personnelle et une relation au monde favorisant la Vie, associe le développement psychologique et spirituel à la santé individuelle et collective, désapprouve le consumérisme et le nihilisme, refuse le pessimisme et le cynisme, ne fait pas du succès financier et social une fin en soi, met au-dessus de tout le respect de la nature et le développement de relations humaines respectueuses, met en valeur l’équité et la justice.

Cette population inspirée et altruiste exprime son engagement envers la Vie dans une myriade de domaines et une infinité de manières de faire. Ces personnes ont tissé des liens avec des gens qui partagent leurs valeurs au sein de divers réseaux, mais ces derniers fonctionnent souvent de manière indépendante ou limitée, peu liés les uns avec les autres. Des réseaux qui n’occupent pas toute la place qui devrait leur revenir dans l’espace du bien commun.

Concrètement, que proposons-nous ?

D’abord, nous doter d’espaces de reconnaissance, de conversations, de réflexions et d’échanges, en personne et à distance, sur le territoire du Québec.

Ensuite, créer des réseaux selon les modèles bien connus — mais insuffisamment répandus — de la coopération et de la mutualité, moteurs de changements dans le développement de la société québécoise. Il s’agit d’adhérer, de manière volontaire, à des propositions de valeurs communes et d’action, à des règles du jeu sécuritaires dans nos conversations et dans nos transactions, de créer des structures où la participation et le contrôle démocratique s’expriment et se vivent à la base, celle de membres adhérents, lesquels conservent leur autonomie et leur libre arbitre ; de souscrire à une éthique fondée sur l’honnêteté, la transparence, la responsabilité sociale, le partage et l’altruisme, pour concrétiser des liens d’humanité et de solidarité, également pour mener des activités économiques de production de biens ou de services dans une optique de poursuite du bien commun. 

Par exemple, des mécanismes de mise en relation, des structures ouvertes de rencontre, des communautés d’intérêts et de pratiques, des lieux de ressourcement, des plateformes de communication, de transactions et de formations, d’organisation d’événements, de mise en œuvre de projets appuyés sur des expériences ; la production et la distribution de produits et services. Des systèmes d’échanges et de commerce entre membres pourraient générer une activité économique bénéfique, etc.

Aujourd’hui, que pouvez-vous faire ?

  • Manifestez votre appui personnel à ce manifeste, faites-nous part de vos commentaires et réactions, en toute confidentialité. Vos réponses permettront de cerner vos zones d’intérêts et d’implication, de créer un cercle d’initiateurs du Mouvement Québec propulsé par la Vie, de nous doter progressivement des ressources nécessaires aux déploiements des biens communs de la Vie.

  • Partagez ce manifeste avec d’autres personnes de confiance et de bonne foi.

  • Nous sommes disposés à entrer en contact professionnel avec toute personne interpellée, et aussi avec tout groupe, pour réfléchir à voix haute sur leurs contributions possibles à un Québec propulsé par la Vie.

Qui est l’instigateur de ce manifeste ?

François Leduc, psychologue du travail et des organisations, coach professionnel, psychothérapeute et intervenant psychospirituel agréé. Humblement, un citoyen engagé par son christianisme intérieur, souvent bénévole, sans aucune obligation envers une institution religieuse, un parti politique ou un organisme de la société civile.

Avec le soutien technique et rédactionnel ainsi que la complicité de Jean-Sébastien Marsan.